lundi 2 novembre 2009

Pense bête

Ca y'est. Le prototype est terminé. Porté il rend pas mal. Suis même carrément fière de mes manches, réussies du premier coup !
Bon, pour la version définitive va quand même falloir veiller à :
Choisir un tissu qui plombe davantage qu'un coton trop fin. De même que pour le col et les bordures des manches et du bas, j'éviterai des matières épaisses qui font un effet carton.
Penser à froncer sur toute la largeur des deux pièces avant et arrière.
Assembler le col et la pièce devant, puis l'arrière et ensuite coudre les deux morceaux de col au niveau des épaules. Histoire d'éviter de pas être d'équerre entre l'avant et l'arrière, je me comprends...
Garder mes proportions de patron, hormis le col à agrandir un chouia...


C'est dingue comme cette tunique bête et méchante me fait pousser des ailes ! Je sens que la robe tunique de Jeanne Lanvin commence à me titiller le bout des doigts...

vendredi 30 octobre 2009

Tunique part one



Tout est une question de mesure(s). Je pense que les belettes pourront passer commande de leurs tuniques pour le printemps-été 2010. En clair je ne m'emballe pas sur la rapidité d'exécution. Sachant qu'hier j'ai assemblé le col avant avec le tissu arrière. Sachant qu'avant hier j'ai coupé mes pièces trop courtes et que même les Chinois qui économisent le tissu sont plus larges... Bon. Je reste optimiste. L'intérêt du prototype c'est de faire les bourdes que tu ne peux plus te permettre avec le Liberty à imprimé japonisant qui t'a coûté un bras...
Le plus drôle c'est que je ne m'énerve même pas. Si si. Même si je me dis discrètement que je suis une truffe... Je m'y remets sans avoir l'impression d'avoir perdu mon temps. Il n'a tout simplement pas la même valeur, il sert d'apprentissage et déclenche des réminicences.
Le dé à coudre par exemple. D'un coup je regarde ma première phalange et je vois celle de N. Sa boîte à couture en marquetterie. L'odeur un peu poussièreuse des vieilles dentelles. L'aiguille si fine au chat plus étroit qu'un cheveu. J'imagine son éclat de rire devant mes expérimentations : "ma fille, c'est de la couture gros doigt !"
Du coup à force de m'y reprendre à deux fois avec un zen olympien, le soir pour deux mailles perdues de mon écharpe... j'ai tout détricoté ! Faut que je me méfie des effets à long terme...

dimanche 25 octobre 2009

Grand Barnum


Je veux être Krissy Koktail. Juste une journée, blonde péroxydée, avec un corset noir qui fait pigeonner les seins, des bas résilles et un rouge à lèvres très très... rouge. Troquer mon clavier d'ordi contre un spaghetti que je glisserai entre mes dents.

Echanger mon chef contre un Monsieur Loyal qui me scierait en deux pour de faux. Remplacer le Père Lachaise par une plage de Californie. Oublier mon vernis à ongles beige trop sage et être tatouée même dans le cou.
On peut rêver non ? Encore qu'un break loin de la grisaille parisienne, du temps, du tissu et un bâton de rouge à lèvres, c'est déjà le début de l'évasion...
Pour tomber sous le charme de Krissy, filer dare dare sur le webdocu du grand maître Médiastorm.

samedi 17 octobre 2009

Flu, Lego and Co

Il aura fallu qu'un virus s'incruste dans notre quotidien pour que je découvre que mon inventivité était quelque peu bridée par notre rythme bien trop monacal ces derniers temps...
On a commencé par du paracétamol allié à deux boîte de Lego. Pour le scenario du chevalier sur son fidèle destrier, température aidant, l'inspiration était bien là...
A côté du rhinatiol expectorant j'ai ressorti mes aiguilles à tricoter et avancé de deux rangs cette écharpe en laine dentelle qui sera terminée à la prochaine grippe aviaire...
Et pour finir j'ai profité d'une sieste du malade pour m'attaquer au patron de cette tunique qui me trotte dans la tête depuis si longtemps. Même si elle est en piteux état je n'ai pas eu le courage de la découdre... J'ai donc essayé de reporter le plus fidèlement possible les proportions sur du calque. Je sens que je vais sacrifier du vieux tissu pour un prototype, un brin peur du résultat...

mercredi 7 octobre 2009

Cracker


Je ne pensais pas avoir quoi que ce soit à voir avec un cracker, et pourtant... Cet artiste coréen photographie ce qui nous semble totalement banal, genre un caillou, un brocolis ou... un cracker (tout bien réfléchi c'est peut-être la version de notre petit beurre à nous). Deux coups de feutre et le cliché s'anime.
Là en l'occurrence ce biscuit d'apéro c'est tout moi : mal au crâne, impossible d'aller au bout d'une idée, de se concentrer, envie de roupiller sous la couette.
Le graal : le week end child free qui s'annonce et qui devrait me remettre le cracker à l'endroit. Au menu, déconstruction d'une tunique adorée ruinée par une housse de nagra. Tentative de transposition sur patron. Si ça marche virée à St Pierre et "passage en production"...
En attendant j'essaie de me motiver en écoutant Scarlett, c'est gentillet et ça fait passer le métro.

mercredi 5 août 2009

Prototype


De l'avantage d'être en matinale : les après midi sont longues... Un brin vaseuse la lecture me pèse, j'ai épuisé mon stock de dvd... Ne reste que la pédale wawa et un patron très con de robe de plage. Hop, après une razzia au marché saint pierre (pas encore craqué pour un magnifique liberty) ai suffisament de métrage pour couvrir les bikinis de toutes les fées de la famille.
Bon, sans le lien sous la poitrine ça fait un peu robe de grosesse, la cotonnade plombe pas assez. Mais avis aux amatrices, pour faire : chaise longue-piscine-plage-troquet, ça le fait !
Allez, plus que deux jours et j'inaugure... Verrai bien à l'usage ce que ça donne. Me reste plus qu'à me vernir les ongles...

mardi 14 juillet 2009

Chats chinois 2

Ouéééééé, c'est fini. Nan, enfin presque... Reste la chambre de G. Soit trois fois rien, des dizaines de dinos en plastiques et au moins autant d'encyclopédies sur le même thème. Disons qu'après mon bordel, peanuts. Mes pékinois ont trouvé leur place, sur la table du salon ils guettent les nouveaux arrivants. Soit pour commencer le voisin du dessous qui a déjà subi mon dégât des eaux...
Ma nouvelle copine c'est Tina, ma concierge. Divorcée, elle s'est finalement remariée avec son ex-mari : "il a pas changé, mais finalement on s'aime bien". Le bonheur conjugal tiendrait donc à si peu de choses?
G. tel un marin dans sa course, me fait le point quotidien de ses aventures vacancières par téléphone : crabe échappé du bocal sur la table de nuit, dernier match de foot avec son grand-père, et questions sur mon arrivée ou sur son prochain départ pour un nouveau lieu de villégiature. Me transforme en routeur...
En attendant les retrouvailles, je m'acclimate doucement dans la ville et prends plaisir à ouvrir mon livre le soir sans avoir un carton sous le nez. Dernier en date, "D'autres vies que la mienne" de Carrère. La claque estivale qui me manquait pour me motiver à faire la fête malgré la fatigue...
Attends ce week end avec impatience pour aller traîner au marché Saint Pierre : trouvé LE patron de ma robe de plage, me reste plus qu'à sortir la pédale wawa, je sens mes orteils qui démangent...