Derrière le rideau de la salle de bain, les volets ne sont pas fermés. Je lève le nez et là, surprise : la fameuse guirlande kitchissime, méchament pas écolo (depuis le temps que cette mode fait fureur peut-être existe-t-il maintenant la version à ampoules vertes...) et horriblement désuète du Père-Noël sur son traineau s'étale sur la façade de mes voisins d'en face !
Je pouffe et convoque sur le champs G. Tadadada, je remonte le store du salon et guette sa réaction. Mieux qu'au théâtre le voilà qui s'esclafe, colle son nez à la vitre et s'extasie devant l'Oeuvre...
Evidemment me voilà obligée de sortir dans la minute la boîte de décos de Noël. Inspection en règle. Les boules, rennes et autres bidules en bois sont bien là. L'étoile n'a pas perdu ses branches depuis l'année dernière. Par contre le salon, lui, se trouve amputé de quelques mètres carrés et d'un coup la cruelle question est posée : "où on met le sapin ?"
Rrrrrrhhhhaaaaaa.... A la place du lave vaisselle ? No way. Du lecteur de DVD ? Non plus. Pour appaiser les esprits, je sors le vieux sapin miniature (lui aussi mérite sa médaille du kitsch...), le claque à la place des pékinois (c'est plus la saison) sur la table du salon, allume deux bougies, et l'angoisse de G. se consume. Jusqu'à ce que le fleuriste sorte sa future cargaison d'épineux sur le trottoir j'ai un peu de répit...